Moisson Rouge / Vues d'expositions

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Maison Européenne de la Photographie, 2019

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Maison Européenne de la Photographie, 2019

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Maison Européenne de la Photographie, 2019

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Maison Européenne de la Photographie, 2019

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Maison Européenne de la Photographie, 2019

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Maison Européenne de la Photographie, 2019

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Maison Européenne de la Photographie, 2019

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Maison Européenne de la Photographie, 2019

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Maison Européenne de la Photographie, 2019

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Maison Européenne de la Photographie, 2019

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Maison Européenne de la Photographie, 2019

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Paris Photo, Grand Palais, 2019

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Paris Photo, Grand Palais, 2019

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RATP, Station Luxembourg, 2020

Info

Pour son exposition à la MEP, Marguerite Bornhauser collabore avec l’un des derniers laboratoires photographiques détenteurs de papier et chimie Cibachrome. Ce procédé de tirage argentique en couleur a été commercialisé dans les années 1960 et est réputé pour ses qualités d’archivage, la brillance et l’éclat de ses teintes. Après avoir connu son heure de gloire jusque dans les années 1980, il disparaît ensuite presque totalement de la production photographique. Grâce au stock de papier restant et à la préservation de ce savoir-faire par des tireurs passionnés, Marguerite Bornhauser a eu la chance de tirer sur les derniers rouleaux de papiers restants.

Moisson Rouge

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Moisson Rouge

2019
La série Moisson rouge, spécialement conçue pour une exposition à la Maison Européenne de la Photographie, se veut un clin d’œil au livre Red Harvest de Dashiell Hammett, pionnier du roman noir américain. L’artiste présente une sélection de clichés issus de sa production qui, par des associations visuelles inédites, semblent être le point de départ d’un récit énigmatique. Ces images plantent un décor où la torpeur des ciels d’été, des corps indolents et des jeux de lumière se trouve soudain interrompue par le bris d’un verre ou une éclaboussure - autant d’indices que quelque chose vient de se passer. Le travail de Marguerite Bornhauser mêle scènes fortuites et compositions soigneusement construites, brouillant ainsi les pistes entre réalité et fiction. En refusant de légender ses clichés et de les situer dans leur contexte de prise de vue, l’artiste fait de chaque image l’origine d’un récit volontairement subjectif. Son langage photographique, marqué par des couleurs intenses, des ombres implacables et des plans rapprochés, offre une libre interprétation du réel.

« Dans le roman de Dashiell Hammett, les détails chromatiques pourraient être perçus de manière anecdotique, comme des apartés atmosphériques destinés à sublimer la puissance immersive de la fiction. Mais dans Red Harvest, les corps brûlés par le soleil, les eaux trop lumineuses, les cieux embrasés et les ombres brisées produisent autre chose. Plutôt que de proposer une fausse réalité dans laquelle nous pourrions nous perdre, ces éléments nous extraient de la vie telle qu’elle est vécue, ou tout du moins comme nous la vivons habituellement en surface, pour nous entraîner profondément dans une vérité alternative hyper-présente et super-saturée. Les couleurs ne sont ici jamais purement ou simplement symboliques, elles ne signifient rien de spécifique ou de précisément défini. Au contraire, la couleur elle-même signifie, par sa présence et son apparence, sa variété et son intensité, son organisation et sa disposition, que nous sommes ici dans un monde original, et que nous le voyons différemment. »
Simon Baker, directeur de la Maison Européenne de la Photographie, 2019